Les acteurs occidentaux du rêve lucide - Rêve Lucide

Rêve Lucide
Menu
Aller au contenu

Les dossiers du mois


Rêve lucide


Quelques personnalités qui ont participé à l'essor du rêve lucide en Occident

Selon les études de Eric Robertson Dodds, historien irlandais spécialiste de la Grèce Antique, une grande part de la poésie homérique repose sur des récits de "rêves lucides". Pour différencier un rêve normal d'un rêve lucide, les penseurs, artistes et philosophes grecques les caractérisaient par l'expression suivante : "des faits objectifs vécus en rêve".   
En l'an 414, St Augustin consigne le premier rêve lucide officiellement reconnu comme tel à l'époque moyenâgeuse. Il concerne un médecin dénommé Gennadius.
Au 13ème siècle, St Thomas D'aquin reconnait le rêve lucide comme étant un phénomène courant. Dans un de ses écrits, il mentionne: "on juge parfois en dormant que ce qu'on voit est un rêve, comme si l'on discernait entre les réalités et leur images"
Du 16ème au 17ème siècle, certains récits de la société paysanne frioulane font état d'expériences oniriques qui peuvent s'apprenter à des rêves lucides. Ces récits ont fait l'objet d'une étude par l'historien médiévaliste Carlo Ginzburg
Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1619, René Descartes fît un rêve lucide à la suite d'une anomalie relative à la disparition d'un livre. Il dit en ces termes, en parlant de lui : "... doutant de ce qu'il venait de voir était songe ou vision, non seulement il décida en dormant que c'était un songe, mais il en fît encore l'interprétation avant que le sommeil ne le quitta".
En 1779, le philosophe anglais Thomas Reid affirme avoir réussi à induire volontairement un rêve lucide au cours de son adolescence.
En 1867, le sinologue Léon D'Hervey de Saint-Denys affirme qu'il est possible d'apprendre à rêver lucidement. Il consigne ses vingt années d'études sur le rêve dans un livre intitulé: "Les rêves et les moyens de les diriger" (cet ouvrage est encore réédité de nos jours).
Au 19ème siècle, le poète allemand Johann Paul Friedrich Richter, plus connu sous le pseudonyme de "Jean-Paul" consigne tout une série de rêves lucides. Il emploie les termes: "Rêves électifs" ou encore "Demi-rêves"
En 1913, Frederik Van Eeden introduit l'expression "Rêve lucide" pour caractériser le phénomène.
Au début du 20ème siècle, Sigmund Freud reconnait la réalité du rêve lucide. Il dit en ces termes: "Il y a des gens qui manifestement savent qu'ils dorment et qu'ils rêvent et qui paraissent pouvoir diriger leur vie de rêve d'une manière consciente. Quand un dormeur de cette espèce est mécontent de la tournure que prend un rêve, il l'interrompt, sans se réveiller, et le recommence pour lui donner une autre conclusion".
En 1968, Celia Green, Directrice de l'Institut psycho-physique d'Oxford, publie un ouvrage sur le rêve lucide: "Lucid Dreams". Il s'agit du premier livre reposant sur l'analyse des récits de rêveurs et rêveuses lucides.
En 1969, le psychologue Charles Tart rédige une oeuvre intitulée "Altered States of Consciousness" dans lequel il mentionne les articles des chercheurs Van Eeden et Kilton Steward qui ont étudié les Sénoï, une peuplade malésienne dont la philodophie de vie était basée sur le rêve lucide.
L'année 1972 voit la publication du livre "Voyage à Ixtlan" de l'écrivain et docteur en anthropologie Carlos Castaneda. Tout au long de l'histoire, le narrateur se voit enseigner l'art du rêve lucide par un chaman yaqui nommé Don Juan Matus.
Dans les années 70, le psycholgue de l'école Gestalt, Paul Tholey, utilisa le rêve lucide comme outil épistémologique pour étudier certaines caractéristiques du rêve, notamment les capacités cognitives des rêveurs et des personnages orniriques.
En 1976, Le spécialiste en psychologie transpersonnelle Gregory Scott Sparrow publie un important ouvrage dans lequel il analyse le rêve lucide comme étant un processus d'évoltion de la conscience.
Le 12 avril 1975, le scientifique Keith Earn de l'Université de Hull (GB) apporte la preuve irréfutable de l'existence du rêve lucide à l'aide d'un polysomnographe.
En 1981, le scientifique Stephen Laberge, de l'Université de Stanford, reproduit avec succès l'expérience de Keith Hearne comme démonstration pour sa thèse de doctorat. Il apporte ansi un discrédit spéctaculaire aux irréductibles détracteurs du rêve lucide. A ce jour, Stephen Laberge est considéré par la communauté scientifique, mais aussi par les onironautes occidentaux, comme le "père contemporain" du rêve lucide.    
En 1983, le chercheur en biochimie Ed Kellog se spécialise dans l'approche phénoménologique du rêve. Il fonde l'International Association for the Studie of Dreams (IASD); une association à but non-lucratif dédiée à la recherche sur le rêve. Il initie et participe à de nombreuses études sur le rêve lucide.
Retourner au contenu